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16 décembre 2007

3615 Lulla & Six troènes sexo

Je dois vous l’avouer, l’article Ouistiti sex devait à la base parler de sexe. Puis je me suis complètement laissé happé par le sujet « kimshi steack frites cerises », qui méritait bien qu’on lui accorde un billet (ou pas).

Bien entendu, tout le monde sait que je suis une prêtresse du sexe. Prêtresse comme un prêtre, je prône donc l’abstinence avant le mariage, mais je reste flou sur les options offertes par les petits enfants de chœur. OOOH VILAINE ET MONSTRUEUSE LULLA, fi des blagues anticléricales, parle nous donc de fion, toi qui d’après le quizz facebook « quel personnage de sex and the city êtes vous ? », est une chaudasse de Samantha Jones!

Il y a peu, le très cher à mon cœur Myblack, apprenti journaliste dans le civil, m’a caressé dans le sens du poil (hum) pour être la rédactrice d’une rubrique dans son journal étudiant.

Naïvement, je pensais me voir confier la rubrique économique ou politique internationale. Point de cela, il s’agissait de la rubrique sexo/journal intime, qui, comme son nom l’indique, se présente comme un genre de blog où une pauvre fillasse raconte sa vie lambda avec du seske dedans.

Bien sur le vil m’amadoue jean en me disant que je suis la seule, que j’ai du talent, et que « je sais parler du kiki et de la foufoune mieux que quiconque ».

« Si vous pondez une merde, je vous défendrais quand même corps et âme » me dit le vil : comment résister à ce léchage de boule en bonne et due forme, vous savez bien que je suis vaniteuse, et que je ne peux rien refuser à ce fifrelin de Myblack.

Me voilà donc aux commandes d’une rubrique sexo, si c’est pas l’ultime blague cosmique de l’univers celle la. Mais pour quelle raison m’a-t-on confié cette tâche ?

Parce que j’ai un budget capotes équivalent au PIB de l’Ouganda ?

Parce que je fais du porno amateur disponible sur emule?

Parce que suis la fille cachée de Brigitte Lahaie ? (qui est la femme de Jean-Luc et je demande le cousin tribunal, famille !)

Parce que je chante du Madonna quand je vais au karaoké de Belleville ?

Moi je suis toujours à ricaner comme une gourde quand j’entends un mot qui pourrait être connoté sexuellement. Pour ma défense je dois avouer qu’être à coté de Riri en cours ça n’aide pas :

« Un bit est une unité de mesure informatique »

« crrri crrii prrrifff ouh ouh ouh »

 « le taux de pénétration est donc de »

« hin hin hin penetration rrrrooooh eh eh eh »

« Il y a donc aussi le megabit »

« Et toi t’aimes les megabit Riri ? hihihi crincrin ouh ouh ouh on est folles »

«Pour comprendre je vais donc faire des va et vient entre ces deux sujets étroits »

« Hihihi hum le coquin tu crois qu’il kiffe ah ah ouh ouh ouh crin crin crin »

« Pour cela, il faut un trou fondateur »

« Tu crois que mon trou il est fondateur riri ? roooh hips hihihi ahahah snurf »

Et on pense que ça ça peut écrire des articles sexo. Imaginez, dans les magazines, c’est probablement des grosses frustrées aux cheveux gras qui écrivent ces rubriques pour payer leur soupe aux légumes Knorr en poudre. Finalement comme le sexe est partout, on peut donc tous en parler globalement ( Même une Cacahuéta vierge comme une feuille de papier canson un peu pourrie – attention ceci est une private joke).

J’ai un deuxième atout : dans mes études de communication, vu que la matière elle-même est complètement bidon et qu’il n’y a rien à dire, et bien les profs parlent beaucoup de sexe pour meubler. J’ai un cours sur l’analyse des séries télévisées où j’ai appris que la série « Chapeau melon et bottes de cuir » est une ode au modernisme et à la consommation dans tous les sens du terme. On se doit d’être à la mode et l’ultime gadget est le clitoris, fournisseur officiel de plaisir. D’ailleurs c’est pour ça que la sonnette d’Emma Peel  c’est un petit bouton tout caché en haut de la porte, dont seul John Steed connaît l’emplacement.

Pour la série « Les envahisseurs », vous pensiez que David Vincent n’était qu’un innocent petit blondinet décidé coûte que coûte à prouver que les extraterrestres existent. Et bien non bande de petits pouacres ignorants !! Les extraterrestres dans les séries n’ont qu’un seul intérêt : se poser la question de comment ils se reproduisent et donc de comparer à la sexualité humaine, et donc en parler (oh les malins).

Dans X files, le point primordial est que Mulder et Scully, bien qu’ayant l’air de vouloir se jeter lubriquement l’un sur l’autre dès le premier épisode, ne baisent pas. Jamais. Ni entre eux, ni avec quelqu’un d’autre, ni tout seul. Rien. Même pas un ptit tripotage de zouzou/frifri, nada. Et bien pourquoi ? Tout simplement parce que la série est une métaphore : le monde est devenu fou, on ne contrôle plus rien (la memerde étant representée par les ET qui ne sont qu’un alibi comme un autre, rappelons le). Cette série exprime donc l’angoisse du futur : ils savent que la fin du monde est proche, donc ça ne sert à rien de faire des bébés, donc, on ne baise plus, et ça ne vaut pas la peine de s’investir dans une relation, parce que c’est trop compliqué. Il vaut mieux passer son temps à enquêter, ça sert à rien, et ça occupe.

Enfin tout ça ce sont les analyses de mon prof, qui répond quand on lui demande d’où il les tire « Ne vous inquiétez pas, j’ai beaucoup travaillé ».

La semaine prochaine on fait « 24 », j’ai hâte de connaître les cotés pervers de Jackou. Ce cours est sympa, parfois il se tient même, mais la plupart du temps c’est vraiment la fête au n’importe quoi.

Imaginez vous-même qu’en Com on arrive même à entendre parler de fion dans un cours intitulé « Connaissance des logiciels et matériels multimédias ».

Le prof, un informaticien, (un extraterrestre potentiel donc), est juste complètement hystérique. Soit ils nous prend pour des huîtres pas fraîches et nous explique comment ouvrir un blog ou envoyer un mail, soit il est pris de convulsion et rentre dans le fichier dos pour taper des codes bizarres sans nous dire à quoi ça sert, puis nous parle de choses incompréhensibles pour les gens normaux, telles que le DNS,hébergement, ergonomie des sites web (Tiens, je devrais pas faire mon dossier à ce sujet au lieu de bloguer ?). Donc il voulait nous montrer le merveilleux pouvoir de google, « vous savez ce moteur de recherche, alors un moteur de recherche c’est (…) ». 45 min plus tard, il veut illustrer : « Prenons un exemple, il faut choisir un mot significatif  pour bien voir combien d’entrées il y a. Tiens prenons « Dieu », avec des millions de croyants dans le monde, il doit y avoir pas mal de choses. Comment on dit Dieu déjà en anglais ? »

Et oui, la religion qui a le pouvoir n’est plus celle qu’on croit. Sur le grand écran de projection au mur on voit en énorme ce que donne la recherche google, de petits gloussements dissimulés se font entendre, et le prof continue son cours inintéressant, ne captant strictement rien à la scène.

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On ne trouve un site web sur Dieu qu’en septième place, bon allez, sûrement parce que c’est un chiffre biblique. Un lien commercial sur les hôtels à God (en Hongrie) reste dignement à la 3eme place tandis que tous les autres proposent des jouets coquins. En classe le premier site visible proposait des « God extrême jusqu’à 18 centimètres de diamètre ». Complètement hallucinée, je voulais plus que tout aller sur ce site pour voir un de ces fameux godemichés sûrement conçu pour les gens atteint de colite de parpaing et qui ont une forte distension de l’anus (bon appétit au fait). Ne poussant pas le vice à consulter ce site pendant le cours, je me jette sur mon PC en rentrant chez moi.

La fin mot de l’histoire est que ces jeunes vendeurs au bon goût irréprochable (le logo est une banane) ne savent pas ce qu’est un diamètre. Le plus gros que j’ai trouvé ne fait « que » 10cm et demi de1e4cf0f0f312ebdcc7d2cc3907271f4a.jpg diamètre (oui le demi doit plus que jamais compter en ce domaine) ce qui correspond déjà à une bon kif au niveau du masochisme (ne vous méprenez pas, je n’ai pas vraiment de connaissances à ce sujet, mais mon coté voyeur s’y intéresse)

Le plus long, répondant au doux nom de « Double Brachiale » mesure 38.5 cm de longueur (tiens j’ai appris un mot).
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d3cea060ff1f46ddc5c9f215fdb87570.jpgMon préféré est le « boulon gigantesque » qui fera un malheur sur une table de nuit, designement parlant.

 OH MON DIEU on me signale que je me suis trompée. Le plus grand mesure 50 cm. Serge, un utilisateur heureux de ce « gode jambe » raconte : « Je l’adore, au niveau de la cheville c’est assez souple donc pas toujours facile a se l introduire quand on est seul, mais ça va si on insiste. Mais si on a un partenaire pour l’enfoncer c est encore mieux ;-) (C’est la première fois qu’un smiley me fait peur ndlr). Moi je me le bourre jusqu au niveau de la cheville c’est a dire le pied en entier et c superbe comme sensation... je le recommande à tous les fans de dilate et fétichiste des pieds.»
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Et bien, voilà qui est dit, Serge. En voilà un qui prend son pied de la lettre.

Bon bein 3 pages word sur le sexe.

Ok Myblack j’étais faite pour cette rubrique sexo. Gnnh.

06 décembre 2007

T'as du sel sur le bras

300 euros par mois: mon premier stage rémunéré, car oui, avant je travaillais bénévolement, comme une pauvre fille qui s’auto-jettait sur le marché de l’esclavage.

J’ai reçu mon premier chèque, la main tremblante: JE SUIS UNE STAGIAIRE RICHE!

Ne vous méprenez pas, j'ai déjà eu des payes de jobs étudiants d'un SMIC exorbitant, me permettant de me vautrer honteusement dans le capitalisme en achetant divers mp3 et boites de kinders de luxe.

Mais quel intérêt y a t-il à être riche? D'aucuns aiment les belles voitures, d'autres les paires de chaussures chères ou les fringues de luxe.

J'ai pas mon permis, je suis écolo, je ne porte pas de cuir donc j'achète mes pompes à Gemo ou à la Halles aux chaussures (et je vous emmerde), et comme je ne suis que gras et coups bas portés à l'esthétisme, je n'achète pas de fringues histoire de ne pas faire une dépression ("Mais c'est pas grave, me diront les bonnes âmes, au moins tu ne risques pas de te noyer avec ces bouées").

Suis-je donc destinée à être heureuse dans ma pauvreté? Je serais tentée de dire oui, mais je vous mentirais, car une chose me ronge: il y a une raison pour laquelle je voudrais être riche:

JE VEUX POUVOIR FAIRE MES COURSES AU MONOPRIX!!

Il est loin le doux temps du "prisunic", chaîne de magasin cheap idéale pour les vannes sur les mères (cf "Ta mère la pute en string devant le prisu"). Le prisu on y allait avec mamie, et on se faisait offrir des cassettes vidéos de Bugs Bunny. Il y avait du carrelage moche et une couleur jaunâtre. Les caissières, qu'on appelait pas encore hôtesse de caisse (hôtesse de caisse ça me fait penser à une vieille pute atteinte d'aérophagie), n’avaient pas de rayon laser qui bipe, mais tapaient encore sur la caisse qui faisait le bruit d'un clavier mac.

Maintenant le monoprix c'est hype, c'est blanc, c'est tendance. On y trouve parfois au rez-de-chaussée (Monop' st Mich) un étage consacré au déjeûner du midi, avec au centre des petites tables, et même des micro-ondes, pour réchauffer le délicieux mets original et goûtu que l'on vient d'acheter. On est entouré de sandwich daily' monop', de salade daily'monop, et de plein de trucs chelous divers et variés.

Il est là, mon préféré, celui qui contrôle mon cerveau, qui me fait baver, qui excite mon appétit. Le sandwich tomates mozza huile d'olive et basilic avec pain aux flocons d'avoine: il me contrôle, il rythme mon estomac, s'il est moelleux, je ne réponds reponds réponds plus de moi.
Pour lui je suis prêt à tout même à débourser 4 euros.

Je me balade dans les étages, je me sens vaciller: des purées de brocolis bio à réchauffer au micro-ondes, des variétés de gâteaux Bjorg inconnus dans d'autres contrées, et même des raviolis au tofu. D’ailleurs, au Monop’, il y a aussi des gâteaux Loacker, et rien que pour ça, il mérite qu’on plante une tente au rayon cassoulet et qu’on bouge plus.
Bien sûr avec 3 articles j'en aurais probablement pour 15 euros, mais je m'imagine consommer dans ce monde merveilleux, et une larme d'émotion coule sur ma joue qui tremble face à tous ces stimuli.

J'essaye de sortir, ce monde est dangereux: je pourrais finir prostrée, au rayon bio, transie de bonheur et coupée de la réalité. Une jeune fille me propose de goûter aux smoothies d'Innocent, 2 euros la minimini bouteille, mais c'est un poème dans la bouche, et c'est bon pour ton corps. En plus il reverse un euro aux petits frères des pauvres.

OUI JE VOUDRAIS ETRE UNE BOBO, et pouvoir m'acheter un stock énorme d'innocent orange carotte mange et fraises bananes. Mais je ne craque pas, même si j'aimerais avaler le gobelet tellement c'est bon.

Mais là je passe devant elle. Je ne l'avais jamais vu. Sûrement un acte de mon inconscient qui faisait son boulot de refoulement. Immédiatement je la veux dans ma bouche: un pot en plastique imitant le verre, une onctuosité visible à l'oeil nu, je perds les pédales: j'hypothèque ma mère et vend mon bras gauche à la mafia russe pour pouvoir payer cette merveille: 1 euro 90 le pot de 150 ml de mousse au chocolat blanc. Elle pèse 199 calories, autant dire qu'elle n'a rien de bon pour moi. Mais je ne vois qu'elle, et je suis prête à tout pour la manger.

Quand je l'ai mangé, elle a fait l'amour à ma bouche. Les mousses La laitière, en comparaison, c'est comme bouffer la litière du chat. A la limite de l'orgasme gustatif, j'ai décidé d'écrire ce billet.
Pourvu que je gagne bien ma vie : comment tirer un trait sur le monoprix quand on y a goûté.