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27 janvier 2008
Alternend
Voilà c’est fini, après à peine trois mois de bonheur, c’est terminé. Adieu toi et ton allure fashion, adieu toi et ton quartier trendy, adieu toi et tes défauts, adieu toi et ton entourage sympa. Adieu aussi au petit chèque que tu me permettais te gagner, périodiquement, après quelques services rendus…
Ouais bon youpi, le stage est fini. Je suis un peu deg de quitter les sandouiches monoprix (et le bruit de ma carte monoprix rose qui me donne des smiiiles), le petit chinois de la rue de la huchette et son menu végétarien trop bon à 3€60, les crêpes au nutella, le petit mexicain pas cher, la grosse pizza veg à 3€60…Bon ok je pense vraiment qu’à bouffer.
Je dois recommencer un stage, à temps complet cette fois ci, et pour 6 mois. Mais comment retrouver un stage si merveilleux et totalement adaptée à mon coté larvesque ? Un stage « atypique » comme le disait mon patron, en souriant (il voulait dire que j’avais eu l’opportunité de pas branler fondamentalement grand-chose).
Avantages à battre :
- Un trajet de 30 min à peine
- Une paye de 300 euros au lieu de 190 (grands seigneurs)
- Des patrons supacool wackie qui me laissaient souvent travailler de chez moi ou partir à 15h, mais qui me payaient quand même tous mes jours (et même une semaine en plus, vu que mon chèque n’a pas bougé alors que j’ai fini le 25)
- un boulot sympa globalement, même si les RP dans l’édition peuvent être souvent des sacrées grosses puputes vilaines (Miss K tu iras en enfer, sale hystérique), que les belges sont des interlocuteurs étranges ( *accent belge* « mademoiselle, vous êtes au téléphone avec Dieu, je vous écoute : Michel Dieu, le seul, le vrai), que les gens qui te parlent en néerlandais, c’est flippant, et que les Mac c’est vraiment des ordinateurs qui puent le caca.
- Une grosse bibliothèque pleines de BD drôles pas encore commercialisées, que j’ai pu lire pendant mes pauses (ou pas d’ailleurs)
- Mais surtout, surtout, cette magnifique vue de mes toilettes sur Notre Dame, encore plus exquis avec le coucher de soleil derrière.
Beaucoup de me croyaient pas hein, qu’une grande fenêtre à droite des toilettes c’était possible, et même si le curé de l’église d’à coté a sûrement vu mon cul, m’en fous ça valait le coup (et ça a du le conforter dans son vœu de chasteté).
4 entretiens de fait, encore 2 autres…Puis-je réellement trouver mieux que ça? Et bien oui peut-être…
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20 janvier 2008
Quizkimeuble
Ne vous inquiétez pas, bientôt le temps des entretiens de stage humiliants, je me rattraperais avec un billet foisonnant d’informations incroyables et de gaffes en tous genres.
I. Les chansons qui ont marqué la vie de Lulla Paf (Liste non exhaustive évidemment)
A gagner : A être connu. Voir remonter dans mon estime. Sinon vous pourrez vous la péter dans vos diners mondains à Pizza Hut (« Wouha j’ai gagné au quizz de Lulla Paf » « M’en branle j’sais pas qui c’est. Tu me passes l’huile pimentée ? »)
Les Années fluo (80’s)
Chanson n°1
Indice= mon premier fantasme d’enfance (c’est pas un indice mais bon, le seul autre que je pourrais vous donner c’est « miniminijupe dans le clip »)
« Viens sentir le goût de mes lèvres.
Viens plonger dans l'oubli et le rêve. »
Chanson n°2
Indice : Animal bête – cri de stupeur – qui attache – cri de stupeur
« J'ai mon boa /Mon vieux chapeau/ Ma robe à fleurs /Et mon mégot/Mon parasol/Et mes faux cils /Et une boussole /Sur mon nombril »
Chanson n°3
Indice= Ancêtre d’Amadou et Mariam
« J'ai des doutes, en ce qui concerne les insectes »
Chanson n°4
Indice (vous ne comprendrez que si vous suivez la presse people): Purple penetrator
« Music can be such a revelation
Dancing around you feel the sweet sensation »
Chanson n°5
Indice: comme une bougie depuis 20 ans
« Un corps musclé, des cheveux courts, tu ressembles à un garçon »
Chanson n°6
Indice: Ex sex-symbol suédois has been aujourd’hui. J’avais décidé que je voulais être elle quand je serais grande, et mes illusions sont mortes quand ma mère, roulant des yeux, entre le rire et l’effarement m’a dit gentiment « ma chérie va falloir arrêter le nutella alors » (conasse !)
« Let's go, let, let, let's go crazy
Let's go, let, let, let's go crazy, crazy
Crazy, crazy, crazy, cra..cra..cra..crazy, crazy »
Les années ingrates (90’s)
Chanson n°7
Indice= de Lu
“U don't have to be beautiful
To turn me on”
Chanson n° 8
Indice: Goudou rock club
“And I say hey...
And I say hey what's goin' on”
Chanson n°9
Indice: j’étais amoureuse du blond (ah ah)
“Quit playin'games with my heart
Before you tear us apart”
Chanson n°10
Indice: Tout le monde a dansé dessus (voire fais de l’acrosport haeum), mais personne ne l’avoue
“The Vengabus is coming
And everybody's jumping”
Chanson n°11
Indice: un vrai coup de foudre radiophonique, groupe fétiche de mon adolescence qui m’a propulsé dans le rock (ah ah avant j’écoutais du rap et du hip hop, vous y croyez ?)
« Yeah, I'm a freak of nature”
Chanson n°12
Indice: Come back rate, mais reste un grand groupe
“Despite all my rage I am still just a rat in a cage”
Chanson n°13
Indice: Ripolin sur la gueule et chevauchée de cochon
“Take your hatred out on me
Make your victim my head”
Chanson n°14
Indice: Un remède
“Whenever I'm alone with you
You make me feel like I am whole again”
Chanson n° 15
Indice: Un doigt en moins
“You let me violate you
You let me desecrate you
You let me penetrate you
You let me complicate you”
Chanson n°16
Indice: Poète breton (donc bourré)
« Elle était de ces femmes qui ne laissent pas les hommes silencieux
Dont on tombe sous la mitraille rien qu'en croisant ses yeux »
Chanson n°17
Indice: Groupe dont le chanteur est My favourite, ma crotte, mon bodyboy, mon ideal masculin (enfin sauf pour l’aspect ours mal léché)
« Il pleut des cordes, c'est à se pendre /C'est à se tordre et à tout rendre /Aux ingénues qui l'air hagard /Prêtent leurs culs aux balançoires/Que font tanguer un court instant /Au gré des vents et des courants/Les vieux cromornes et leurs malaises/ Regagnent leur place au Père Lachaise »
Chanson n°18
Indice: blues cosmique
“Take another little piece of my heart now, baby!
Oh, oh, break it!”
Chanson n°19
Indice: Frederic Mercure (oh facile)
“Set my alarm turn on my charm
That's because I'm a good old fashioned lover boy”
Chanson n°20
Indice: Mon groupe préféré de métal, BEUUUAAAAAAAAAAAH
“I'm in a mental cage
I'm locked up
Imprisoned I live,
Deathlike, sickening”
Indice : Je crois pas qu’il y ait besoin d’indice, d’ailleurs cette chanson est tellement bien écrite que je mets un gros bout tiens.
« Je bois pour oublier mes années d'infortune/Et cette vie commune/Avec toi mais si seul/Je bois pour me donner l'illusion que j'existe/Puisque trop égoïste/Pour me péter la gueule/Et je lève mon verre à nos cœurs en faillite/Nos illusions détruites/A ma fuite en avant/Et je trinque à l'enfer qui dans mon foie s'impose/En bouquet de cirrhose/Que j'arrose en buvant »
II. Les livres marquants de la vie de Lulla Paf (Liste très très très non exhaustive, mais là j’ai pris pas mal de place avec les chansons)
A gagner : une photo dédicassée de Lulla Paf, un twix et un billet personnalisé de pub pour quelque produit que ce soit.
1. « Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas. L'averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel bas et chargé d'eau semblait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient pleines d'une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l'humidité qui pénétrait au-dedans et faisait suer les murs de la cave au grenier. »
2. « Rien n’est si malaisé que d’apprendre à jouer le principal rôle dans les évènements de sa propre existence »
3. « Un chagrin d’amour c’est une histoire d’amour qui n’a jamais renoncé à l’amour ».
4. « Au fond de toute beauté gît quelquechose d’inhumain »
5. « Je suis né le 4 janvier 1951. La première semaine du premier mois de la première année de la seconde moitié du XXe siècle. Cette date de naissance significative me valut d'être prénommé Hajime, ce qui signifie «commencement». Cela mis à part, aucun événement notable n'accompagna ma venue au monde. »
6. « On a tort de dire les yeux fermés, ferranta le maréchal. On n'a pas les yeux fermés parce qu'on met les paupières devant. Ils sont ouverts dessous. Si vous roulez un rocher dans une porte ouverte, elle n'est pas fermée pour cela ; et la fenêtre non plus d'ailleurs, parce que pour voir de loin c'est pas des yeux qu'on se sert, et, donc vous ne comprenez guère les choses. »
7. Comme Tirésias, j’ai d’abord été l’un, puis l’autre. J’ai été la risée de mes camarades, le cobaye des médecins, l’objet des palpations des spécialistes et des recherches des chercheurs. Une rousse originaire de Grosse Pointe est tombée amoureuse de moi, ignorant ce que j’étais (je ne déplaisais pas non plus à son frère). »
16:50 Publié dans On s'en tape | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
09 janvier 2008
Introduction à la conasse
Il faut savoir que si certaines filles, le teint fruité et la fesse ferme, sont des pros glamour du shopping, Lulla,elle, s’apparente à une vilaine qui a autant sa place dans un truc à la mode qu’une tranche de saucisson à l’oreille d’Anna Wintour.
Mais merde, c’est aujourd’hui qu’elle veut acheter ce sac dont elle a besoin depuis des semaines (les 17 autres ils vont plus), elle sait que c’est le premier jour des soldes et qu’il va y avoir du monde, mais bon, elle prend ça comme une bonne expérience sociologique. Et puis on sait jamais, peut-être que son gros cul trouvera un truc à sa taille, pas cher (peut-être une toile de tente ? Elle fera surement un tour à Décathlon tiens ?). S
Son patron ne revient qu’à 17h, ce qui fait que personne ne saura qu’elle est tranquillou en train de shopper (ah ah t’as pécho ? t’as pécho qui ?). Elle part donc en croisade. Elle passe devant l’Etam de Saint Michel en marchant comme un tracteur volant vers son daily monop’ tomate mozza.
Là, des hordes de gueuses et de gueux sont serrés comme des saucisses de Strasbourg dans un iPhone. Elle furète mollement, du bout des doigts, même si à la base elle trouve qu’Etam est vraiment un magasin pour les gens qui n’ont aucune once de fantaisie, mais que leur t-shirt manches longues sont agréables (et rentrent dessus elle, ce qui est plutôt miraculeux). Les fringues sont moches, mais voilà qu’elle trouve le sac de ses rêves soldé à 8 euros, mais il est un peu pourri quand même. Elle décide cependant de vivre l’expérience sociologique des soldes jusqu’au bout :16 personnes la précèdent dans la queue.
Faisons un intermède dans la vie de Lulla Paf, qui n’a de toute façon aucun intérêt. C’est dans le récit le moment idéal pour parler des membres de cette malheureusement grande communauté : les conasses. En effet, le taux de conasses au mètre carré lors des soldes est dangereusement élevé. Mais comment les reconnaître ? Etudions le phénomène.
1. La conasse kikoulol

La conasse kikoulol en plus d’être une conasse, est conne. Car toutes les conasses ne sont pas connes, il faut noter cet abus de langage. Elle est donc tellement conne, que ses 3 neurones ne sont pas capables de se rendre compte que les gens la grugent. En temps normal on s’en fout, on est pas à 3 minutes près, mais pendant les soldes avec 20 personnes devant faut pas pousser, être derrière une conasse kikoulol qui voit même pas qu’elle se fait doubler, c’est pas une sinécure. En général, elle se fait griller la place par une connasse hautaine.
2. La conasse hautaine

En se rendant à Chatelet (non elle n’était pourtant pas sous substances, elle voulait sciemment aller rue de Rivoli le premier jour des soldes, sans rigoler), Lulla rencontra plusieurs spécimen 3 de la conasse, nommés la conasse victime fashion.
3. La conasse victime fashion

4. La conasse aigrie

20 minutes de queue pour un sac pas en soldes, faut vraiment être une conasse. En repartant bien sur, elle tombe sur la fringue de ses rêves, dans sa taille, et soldée de la mort. Mais comme elle passe son temps à traiter les autres filles de conasse, c’est un retour karmique dans sa gueule. En plus elle traite les filles qui ont pu shopper toute l’aprem de feignasse, alors qu’elle elle a passé sa journée à glander en stage à lire Picsou magazine et Captain Biceps (les blagues avec « slip » ça la fait rire, la conasse). Elle est tellement méchante qu’elle gloussait comme une conasse en voyant toutes les autres conasses et les tecktonic se manger des amendes par dizaine dans le métro, puisqu’il y avait au moins 80 contrôleurs rien qu’à Chatelet. «AMENDETECK DANS TA GUEULE» pensait-elle en riant. Pfff. Surement qu’elle va raconter ça dans son blog pourri ce soir, et en plus elle croit qu’elle est marrante. Conasse.
23:50 Publié dans Société avec un peu de lait | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note
02 janvier 2008
Boum de la grosse loche
Que faire pendant ses vacances, ou la problématique de l’étudiant grosse loche : on est pas là pour être actif (Une loche est une grosse limace, je ne suis pas encore en train de parler de mes gros seins NDLR).

Alors que je me traînais en jogging la journée du 25 décembre, à me rouler dans ma couette en m’empiffrant de kinder jusqu’à ce que ma gorge pique et mon soutif explose, je me disais que diantre, 15 jours complets à rien foutre ça n’allait plus m’arriver de sitôt. La douce période estudiantine légère et oisive est bien finie. C’est avec nostalgie que je me rappelle de ce qui est bon de faire un jour férié : se faire chier est la règle, et ne pas la respecter signifie qu’on est qu’un pouacre qui ne sait pas profiter des bonheurs de la vie.
Ce que je conseille, outre de manger du chocolat jusqu’à être malade et de déguster avec un couteau et une fourchette des blinis au nutella passés au micro ondes pendant 20 sec, c’est le traditionnel film navet qui passe à 14h ou 16h, alors qu’on fermente encore dans son pyjama (« Y’a le cirque qui passe en ville pour Noël ou t’as pas pris ta douche encore élodie? »). C’est en général Sisi, un Louis de Funès ou un Pierre Richard : je dis trois fois oui. Cette année, bonheur dans mon cœur, je vais revoir pour la 14eme fois les tribulations de la petite Vic qu’en meurt, qu’en meurt, qui donnerait n’importe quoi pour aller à cette boum. Petit rappel de LA phrase cultissime, prononcée par Poupette, la grand-mère hystérique de Vic :
« La pilule ça protège des bébés dans le petit ventre, pas des bobos dans le petit cœur », phrase que je vous conseille de placer chez votre médecin à chaque fois que vous allez renouveler votre prescription de pilule.
Je ne saurais donc dénigrer ce film. Par contre le 2 (diffusé le lendemain), c’est pas pareil,disons que le charme opère moins. Pour commencer, honte et stupeur, quel manque d’imagination que de l’appeler « La boum 2 » ! Cependant, c’est un film tout à fait conseillé pour faire la grosse loche car :
1. Le héros masculin, celui qui est censé te faire fantasmer, est moche comme un herpes, du coup ça te fait rire. Pierre Cosso a une voix suraiguë et antisexy, mais pourtant il a l’air d’avoir 35 ans. Il ressemble au « Mathieu », le relou moche qu’on a tous eu dans sa classe et qui tentait avec toutes les filles mais qui réussissait jamais à serrer. En général il devient prof, comme s’il n’arrivait pas à exorciser son douloureux passé (pardon Mathieu, ça se trouve tu lis ce blog).
2. Sophie Marceau minaude et chouigne pareil que dans le premier, mais cette fois elle a 15 ans (youhou majorité sexuelle) et aussi de gros nichons. D’ailleurs maintenant elle prend des cours de danse moderne sans soutif avec un top très moulant. En plus elle songe sérieusement à coucher la traînée, et sa meilleure amie Pénélope, qui porte bien son nom, accumule déjà les morpions.
3. Le moment d’anthologie à ne pas rater, c’est la scène qui se passe entre Pierre Cosso et Vic : ils montent ensemble les escaliers vers l’appart du jeune homme. Bien sur l’escalier est ici une métaphore de transition : elle se dirige vers l’âge adulte (elle grandit), mais aussi vers la jouissance (ça monte). Sans prévenir, la lumière s’éteint, connerie d’escalier parisien se diront les pragmatiques, et je vous réponds non : c’est la représentation de l’incertitude, Vic à peur, elle hésite. Pierre Cosso n’a-t-il pas des sourcils trop gros pour avoir l’honneur de la dépuceler ?
« tu sais, j’ai jamais… » dit-elle, tremblante.
Là ce con se rend compte qu’il n’a pas sa clé, alors il décide, comme tout mec équilibré, de défoncer sa porte (qu’est-ce qu’un mec ferait pas pour baiser). Oui oui, vous avez bien compris, il n’a pas sa clé. Pour mettre dans le trou. Il arrive pas à ouvrir la porte, sans clé pour mettre dans le trou. Alors il défonce la porte. Et Vic se barre en courant. Quelle métaphore sexuelle ! Quel judicieux scénario ! Jeunes excités du zouzou, on vous informe que si vous voulez passez au stade supérieur de madame 5 doigts, il faudra être gentil et délicat, sinon les filles vous mettrons des gros vents, de peur que vous défonciez leur intimité comme une vulgaire porte qui vous résisterait.
4. Le portrait de l’ébullition hormonale de la jeunesse des 80’s est fort charmante. Le mec de Vic de la Boum 1 a beaucoup moins l’air d’un cageot mais a une chemise moche. A noter la technique étrange de drague qui semble faire l’unanimité dans les années 80 : avec un pull noué sur les épaules, le garçon, sûr de lui, ouvre un magazine et le montre à la fille qui vibre de plaisir. A déconseiller aujourd’hui, surtout avec un mag de fion chez le libraire.
A la fin Vic’ qui a décidément le feu au panier, flashe encore sur un autre type (salope), parce qu’il joue bien du piano et qu’il est beau (mais gay, c’est Lambert Wilson quoi, mais les homosexuels ça existe pas dans la boum).
« On va au New Morning écouter du rythme and blues ? » lui dit-il l’air nonchalant (j’ai ris). Pour l’éventuelle jeunesse qui lirait mon blog, cela se traduirait aujourd’hui approximativement par « « Hey biatch, tu viens écouter le denier M Pokora chez moi que jte casse les fesses avec un latex easy on extra lubrifié? ». Je ne m’étendrais pas sur sa manière de dire « On va bouffer des huîtres ? », comme si aller manger des huîtres était une façon de passer une soirée divine (encore que c’est, en plus d’être aphrodisiaque, un formidable sous entendu sexuel, encore un coup du scénariste coquin sûrement).En tout cas il a 25 ans, et on saura plus tard qu’il s’appelle Felix (pas sex).Mais il a une coccinelle décapotable (mon voisin en a une, ça le rend un peu sexy). La morale c’est que 10 ans d’écart dans un couple c’est trop, la fille de 15 ans comprend pas les blagues à table, le film déconseille donc, malgré que l’idée de se faire dépuceller par un mec plus expérimenté soit séduisante au départ (retour à la case Pierre Cosso et sa perturbante manière de défoncer les portes). D’ailleurs Vic comprend à la fin que si elle veut passer à la casserole (l’heure tourne, imaginez avoir 16 ans et être encore vierge, quelle honte, Pénélope à ce moment là aura déjà bien entamé sa collec’ de MST), elle doit se faire pardonner, alors elle court vers la gare et Pierre Cosso saute du train en marche et renonce à ses vacances à Courchevel juste parce qu’elle a daigné ramener son ptit cul à la gare. Cela dit on comprend, c’est Sophie Marceau.
En conclusion ce film reste agréable, c’est une ode à la femme moderne : l’espoir frais des 80’s fait plaisir à voir, mais c’est avec amertume qu’on se dit que 20 ans plus tard les femmes ne sont toujours pas l’égal des hommes. Les petites phrases légèrement désuètes ajoutent aussi à ce film tout son charme :
« Je suis dans la panade, jean louis m’a demandé en mariage » (Poupette in la Boum 2, belle tentative de remettre la panade au goût du jour)
« Et ton traumatisme ? » demande Vic avec douceur à Pierre Cosso qui s’est pris un mauvais coup à la boxe (ou un truc du genre, j’étais partie pisser)
« C’est toi mon traumatisme » répond-il (ou la tentative maladroite de faire comprendre à une fille qu’on l’aime bien, perso je le prendrais pas terrible).
« Alors you love me ? You love me et personne d’autre ? » dit notre Sophie nationale dans une soirée disco/patin à roulettes (ouh ouh ouh)
De toute façon, la Boum 2 sera toujours mieux que de faire son dossier sur l’ergonomie des sites web, des articles sur la business mobilité pour son patron, ou même chercher les photos de Manaudou à poil sur le net (j’ai renoncé).
Epilogue

Après un come back musical raté et deux singles retentissants, «Bal à Buckingman» (oohh) et « J’ai peur de t’aimer » (j’ai peur d’écouter, répondra le public, taquin), Alexandre Sterling, l’amoureux de la Boum 1, a embrassé la carrière de chef de magasin SFR à Pau. Recalé au casting de la Nouvelle Star, il est cependant vice président du fan club de Questions pour un champion.


16:10 Publié dans Ma vie de merde | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note





