28 février 2009
Le vent qui vend
La première chanson téléchargée illégalement. Le moment où t’as compris que tu pouvais tout avoir gratos sur le net…
Moi c’était ça, en 2001 :
Nan j’étais pas amoureuse de Brandon Boyd - Pff quoi, un jeune éphèbe californien tatoué avec des expenders - mais non moi j’étais mature, j’avais 17 ans, ce genre de mecs stéréotypés ne me faisaient aucun effet – haeum * raclement de gorge*.
Ouais bon en attendant aujourd’hui peut-être que ses lobes d’oreilles arrivent à ses tétons. Et ça c’est moche Brandon.
Et puis aujourd’hui les critiques sont dithyrambiques sur le dernier Philippe Djian (Impardonnables, Gallimard). Je viens de le finir, et j’ai toujours pas l’impression de l’avoir commencé, je me disais que c’était un peu comme les galettes de riz bio : tu manges mais t’as l’impression de rien manger. Je me suis sentie moins seule en tombant sur cette critique d’un blogueur qui fait aussi une métaphore culinaire :
« C'est que l'écriture de Djian est à la littérature ce que le surimi est à la gastronomie : un met conçu pour plaire au plus grand nombre, inconsistant et sans saveur, pas tout à fait indigeste, mais qui vous laisse au seuil de l'écoeurement ; et qui en aucune façon ne saurait vous nourrir, encore moins vous extasier. »
Bon personne a vu le rapport entre ces deux faits, mais moi si. C’est juste que même si on croit qu’on peut y échapper, on se fait toujours niquer par le marketing :
A 17 ans, j’ai succombé au jeune éphèbe rockeur mis en scène avec un effet chemise ouverte/ventilateur.
A 24, je me suis faite avoir par des critiques bobos-parisiens-pédants et probablement sans une once de singularité et j’ai largué 17 euros.
Et ce sera toujours comme ça.
Damn it !
23:52 Publié dans Culture confiture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, philippe djian, incubus, brandon boyd, marketing, critique, clip, vidéo
23 février 2009
Gojira bien qui groupiera le dernier
C’est trop la lose d’être fan. J’aime pas. Et pourtant.
J’avais pas vraiment blogué sur le fait que j’étais à L’Elysée Montmartre le 15 février dernier, et que je sais pas, assister à un concert de Gojira, c’est comme si tu comprenais le sens de la vie pendant quelques secondes. Et ouais.
Au moment du rappel, une jolie brune piercée m’a demandée si je voulais sa place sur la barrière, au premier rang. Bien sur j’ai accepté volontiers.
Et du coup, à la fin du concert, ils sont descendus et j’ai donc serré la main à tous les membres du groupe, et putain ça a fait ma semaine, mon mois, mon année, les 10 années à venir. Ça craint d’être une groupie, mais quand ça arrive, ça arrive.
Bon, pourquoi je raconte ça. Parce qu’en fait je viens de tomber sur cette vidéo sur Youtube : on s’imagine souvent que les fans de death métal sont des gros bourrinos des bois, or, pas du tout : ils sont pas trop choupis ces petits jeunes ? On dirait des bisounours :
Et aussi, jolie brune piercée, merci...
PS: Ouais je sais on dirait bien que le public il a genre 10 ans de moins que moi. Mais je suis plus jeune que les membres du groupe, alors j'ai encore le droit de groupiser. Merde.
23:25 Publié dans On s'en tape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gojira, groupie, métal, musique, concert
04 février 2009
Shit, where is my brocoli ?
La dernière vidéo de PETA (la SPA américaine en gros) promouvant le végétarisme qui devait passer pendant le superbowl a été censurée. Parce qu’un peu trop olé olé pour nos braves amis les américains.
Ouais. Là vous vous dites on la connaît celle là, elle perd pas une occaz de nous casser les burnes avec son végétarisme. à la con. Mais peut-être vous vous demandez aussi quel est le rapport entre des chaudasses à poil qui copulent avec des légumes et le végétarisme. Bein moi aussi. Et je l’ai toujours pas trouvé. Dix ans que je suis végétarienne et j’ai jamais essayé de m’insérer quelquonque légumes dans mes divers orifices. Peut-être que je suis anormale, notez.
D’aucuns me diront que c’était de la blague et que pour réveiller le beauf américain en train de s’enfiler un triple burger pendant les pubs, fallait au moins ça. Mais bon :
1. A quoi ça sert de dépenser des millions de dollars pour un acheter un espace publicitaire qui coûte une blinde (100 millions de télespectateurs = un espace publicitaire de 30 secondes vendu entre 2,4 millions et 3 millions de dollars) sachant qu’on peut penser que cette même cible a autant de chance de songer réellement au végétarisme que Michael Jackson de retrouver un jour forme humaine ?
2. La défense des animaux a-t-elle un sens quand à la base tu ne respectes déjà pas l'humain en dénigrant la femme et en instrumentalisant son corps ?
3. En quoi c’est bon pour l'image des végétariennes de les faire passer pour des masturbatrices compulsives avec des bottes d’asperges et des grosses chaudasses du cul ?
C'est en tout cas un judicieux plan marketing vu que PETA n’a pas dépensé ces fameux millions, n’ayant pas eu l’autorisation d’être diffusé (sans blague, après le nichongate de Janet Jackson, on aurait pas cru tiens) mais qui a eu gratos de grosses retombées dans la presse internationale.
En tout cas moi je valide pas cette pub, pas plus que d’avoir Pamela Anderson et Eve Angeli (qui n’est même pas végétarienne) comme égéries de la protection des animaux - ce qui se comprend sans trop d’explications - alors qu’on a un tas de végétariens avec tout plein de qualité (et pas un cerveau complet à deux).
Là je vais pas faire la relou intello en citant les veggies morts genre Léonard de Vinci, Voltaire, Montaigne, Marguerite Yourcenar, Socrate, Mark Twain ou Pythagore mais te lister quelques veggies trendy histoire de contrebalancer dans ton schéma mental le « veggie dumb blonde effect ».
Toi le geek qui me lit, ton maître, celui sans qui ton iPhone et ton iPod n’existeraient même pas, et bein il en est.

Ou toi le fan de série, choisi :
Jorja Fox (Les Experts), elle en est.

Kevin Nealon (Weeds), il en est.

Jenny Garth (Beverly Hills et What I Like About You) , elle en est.

Daniela Sea (L Word) elle en est (oui ça aussi, comme moi, elle cumule).

David Duchovny (X Files, Californication), il en est.

Bon après je sèche. Ah si y’a aussi Peter Dinklage, le nain la personne de petite taille de service des séries, qui se tape Julia dans Nip/Tuck…

Salut, moi c'est Peter Dinklage le végétarien qui s'est tapé Julia dans Nip/Tuck
Le Lulla Paf Veggie Award de la végétarienne la plus classe est attribué à :
Le Lulla Paf Veggie Award du végétarien le plus classe est attribué à :

Ah ouais au passage l’égérie veggie c’est surtout pas elle non plus hein :
PS : il parait que Madonna est…
A. Vieille
Indice chez vous :
B. Végétarienne
C. Poilue
Indice chez vous :
D. La réponse D
PS2 : Y a-t-il une obligation contractuelle pour les acteurs américains de séries TV de poser avec une pomme ? Y a-t-il un message subliminal concernant les pommes dans ce billet ?
00:19 Publié dans Société avec un peu de lait | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : peta, végétarisme, stars, madonna, nue, leona lewis, dustin hoffman
01 février 2009
Bye Bye Farmington
C’est aussi une des premières séries filmées caméra à l’épaule, nous mettant tout plein d’action dans la face, et même plein de trucs qu’on voulait pas voir.
Le producteur a eu les couilles énormissimes d’éviter la fin hollywoodienne molle et pourrie, restant fidèle à son œuvre jusqu’au bout, offrant au téléspectateur un scénario si profond, si fin, et une psychologie des personnages si poussée, que moi ça me donne envie de me lever, de olater, d’applaudir, et de demander à Shawn Ryan : « Hey, c’est quand que tu reviens, mec ? ». Si t’as 5 minutes tu pourrais éventuellement proposer ton aide sur Desperate Housewives (5x13 = ATTENTION VOMI DE GUIMAUVE) et Gossip Girl qui tourne sérieusement en rond…
C’est avec un pincement au cœur que je quitte Vic Mackey (et ses nichons d’homme) et le « barn » de Farmington…
21:55 Publié dans Culture confiture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : the shield, série, télévision





