09 mars 2009
Le quatre-quart avait un arrière goût

Dans très exactement 3 jours, j’aurais un quart de siècle. C’est un peu le genre d’anniversaire de merde où tu peux pas t’empêcher de faire le bilan.Tu peux juste te dire que définitivement, ayé, tu ne peux plus porter de fluo (je dis pas ça depuis 5 ans ?). Que ayé, tu resteras définitivement grosse si tous les régimes ont échoué jusque là. Que l’appellation « mademoiselle » se fait rare…
Bon au final, plus j’y pense, plus je me dis que :
Je ne sais pas cuisiner. Pourtant, j’ai cédé à la pression populaire, pour mes 25 ans, je vais cuisiner un déjeuner. Ouais ouais t’as bien lu, moi, qui est capable de rater mon yaourt rien qu’en mettant du sucre dedans et qui sait à peine faire cuire les pâtes. Un déjeuner de A à Z quoi. Bon en même temps, tant qu’on est dans les bilans, c’est cool, ce moment servira aussi de faire du tri dans mes amis : je ne garderais, fatalement, que ceux qui survivront à l’ingestion de mon repas.
Je ne sais pas conduire. Plus le temps passe, plus je me dis que la jeune inspectrice qui m’a donné mon permis il y a de ça 5 mois est inconsciente. Pour la première fois samedi, j’ai pris la voiture seule pour commencer mes courses de déjeuner d’anniversaire. Non seulement je suis montée sur un plot, mais en plus c’est un groupe de jeunes cacailles qui m’ont aidé à ressortir de ma place de parking (qui est un rangement bataille tout ce qui a de plus con, hein). Ils étaient même pas majeurs. La honte. Tu notes que c’est pour ça que j’aime ma seine-saint-denis, quand t’es au volant, y’a toujours des mecs en train de traîner qui viennent t’aider. J’habiterais dans la creuse, je passerais ma vie à être coincée dans les parkings.
J’ai fait 6 ans d’études, (pour pas grand-chose) échouant pathétiquement ma maîtrise de droit pénal à 0.2 point, pour me retrouver dans une agence de com où mon salaire est plus bas que celui d’une caissière de Lidl (et j’ai rien contre les caissières, qui gagnent plus que moi, ces putes).
J’ai raté ma psychanalyse. Au bout de 6 séances, j’ai largué mon psy qui me disait que j’étais horriblement ennuyeuse, et que « la psychanalyse, c’est pas fait pour parler de soi ». Maîtrisant assez peu la géopolitique et la physique quantique, j’ai décidé de rompre notre relation dans cette 7eme séance qui ne dura que 12 minutes montre en main. Depuis je me demande ce que les gens que j’ai pu croiser dans la salle d’attente ont de si intéressant à raconter.
Je ne maîtrise rien. J’ai la culture générale de Loana sous GHB, je ne sais pas jouer d’un instrument et je mets 45 minutes à retoucher une photo sous photoshop…
J’ai du Laurent Wolf dans la sélection footing de mon MP3. Que peut-on attendre d’une fille qui a du Laurent Wolf dans son MP3, sérieusement.
Harvey Milk, il a eu 40 ans, et il s’est rendu compte qu’il n’avait rien fait de bien dans sa vie. Et c’est devenu le premier conseiller municipal ouvertement gay de San Francisco . Alors je vais suivre son exemple, et je vais faire des choses quoi. Genre des choses bien quoi. Et. Et heu.
Et je vais rependre un granola, tiens.
23:48 Publié dans Ma vie de merde | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
28 février 2009
Le vent qui vend
La première chanson téléchargée illégalement. Le moment où t’as compris que tu pouvais tout avoir gratos sur le net…
Moi c’était ça, en 2001 :
Nan j’étais pas amoureuse de Brandon Boyd - Pff quoi, un jeune éphèbe californien tatoué avec des expenders - mais non moi j’étais mature, j’avais 17 ans, ce genre de mecs stéréotypés ne me faisaient aucun effet – haeum * raclement de gorge*.
Ouais bon en attendant aujourd’hui peut-être que ses lobes d’oreilles arrivent à ses tétons. Et ça c’est moche Brandon.
Et puis aujourd’hui les critiques sont dithyrambiques sur le dernier Philippe Djian (Impardonnables, Gallimard). Je viens de le finir, et j’ai toujours pas l’impression de l’avoir commencé, je me disais que c’était un peu comme les galettes de riz bio : tu manges mais t’as l’impression de rien manger. Je me suis sentie moins seule en tombant sur cette critique d’un blogueur qui fait aussi une métaphore culinaire :
« C'est que l'écriture de Djian est à la littérature ce que le surimi est à la gastronomie : un met conçu pour plaire au plus grand nombre, inconsistant et sans saveur, pas tout à fait indigeste, mais qui vous laisse au seuil de l'écoeurement ; et qui en aucune façon ne saurait vous nourrir, encore moins vous extasier. »
Bon personne a vu le rapport entre ces deux faits, mais moi si. C’est juste que même si on croit qu’on peut y échapper, on se fait toujours niquer par le marketing :
A 17 ans, j’ai succombé au jeune éphèbe rockeur mis en scène avec un effet chemise ouverte/ventilateur.
A 24, je me suis faite avoir par des critiques bobos-parisiens-pédants et probablement sans une once de singularité et j’ai largué 17 euros.
Et ce sera toujours comme ça.
Damn it !
23:52 Publié dans Culture confiture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, philippe djian, incubus, brandon boyd, marketing, critique, clip, vidéo
23 février 2009
Gojira bien qui groupiera le dernier
C’est trop la lose d’être fan. J’aime pas. Et pourtant.
J’avais pas vraiment blogué sur le fait que j’étais à L’Elysée Montmartre le 15 février dernier, et que je sais pas, assister à un concert de Gojira, c’est comme si tu comprenais le sens de la vie pendant quelques secondes. Et ouais.
Au moment du rappel, une jolie brune piercée m’a demandée si je voulais sa place sur la barrière, au premier rang. Bien sur j’ai accepté volontiers.
Et du coup, à la fin du concert, ils sont descendus et j’ai donc serré la main à tous les membres du groupe, et putain ça a fait ma semaine, mon mois, mon année, les 10 années à venir. Ça craint d’être une groupie, mais quand ça arrive, ça arrive.
Bon, pourquoi je raconte ça. Parce qu’en fait je viens de tomber sur cette vidéo sur Youtube : on s’imagine souvent que les fans de death métal sont des gros bourrinos des bois, or, pas du tout : ils sont pas trop choupis ces petits jeunes ? On dirait des bisounours :
Et aussi, jolie brune piercée, merci...
PS: Ouais je sais on dirait bien que le public il a genre 10 ans de moins que moi. Mais je suis plus jeune que les membres du groupe, alors j'ai encore le droit de groupiser. Merde.
23:25 Publié dans On s'en tape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gojira, groupie, métal, musique, concert

