24 juin 2009

Momone et Soso sont dans un bateau

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Ce qu'il y a quand tu as la carte UGC, c'est que c'est la fête du cinéma tous les jours, et que quand t'as pas envie de rentrer chez toi tu peux tout le temps trouver une salle douillette qui t'ouvre les bras. Et du coup, tu vois plein de film, des trucs que t'aurais jamais au grand jamais été voir sans ça.

C'est ce qui m'est arrivé avec Ne te retourne pas. En gros j'avais rien d'autre à foutre ce soir là, alors, munie d'un smoothie banane orange fraise, je me suis vautrée dans une des salles parisiennes qui passait devant moi.

Il faut savoir que je n'aime pas Monica Belluci, déjà parce qu'elle joue comme un saucisson sec, et aussi parce que j'ai une sainte horreur des femmes qui minaudent. J'ai rien contre les canons hein, mais c'est pas parce que t'es belle que t'es obligée de minauder. Et puis entre nous, je trouve que la Momone en vieillissant, elle ressemble à une vieille prostipute sur le retour, et j'ai envie d'aller faire du hors bord sur la seine avec sa bouche botoxée. Bref, je l'aime pas. Mais comme beaucoup de français, j'ai un faible pour Sophie Marceau qui en plus d'être une MILF au naturel (ou avec un meilleur chirurgien que Momone), a un petit côté casse couille intello qui me séduit.

Bref, j'en étais pour ce Ne te retourne pas au pitch mystérieux :

Jeanne, plongée dans l'écriture d'un premier roman, constate des changements mystérieux autour d'elle et voit son corps se transformer... Son entourage ne semble pas s'en apercevoir.
Troublée, elle découvre chez sa mère une photographie qui la met sur la trace d'une femme, en Italie. Jeanne, désormais transformée, y trouvera la clef d'un étrange passé...

Bon alors j'étais là avec mon smoothie, les chaussettes à l'air (oui c'est malpoli mais je pue pas des pieds moi), prête à vanner ce film français bizarre. Si j'ai crains les 20 premières minutes de voir la pire daube du siècle, après j'ai été complètement happée par l'ambiance et surtout : j'ai bien flippé ma race, et me suis accrochée à mon smoothie.

Dans un style tout à fait lynchéen, l'ambiance est vraiment étrange et 100% anxiogène, et je te jure que je flippe pas souvent au cinéma. Bon après le scénario c'est nawak, mais franchement ça passe quand même une fois que tu es dans l'ambiance "descente aux enfers, passe moi le sac j'arrive pas à respirer". Et niveau effets spéciaux, limite Benjamin Button il peut aller pleurer chez sa mère.

Donc voilà, j'aurais aimé qu'on me dise "tain va voir ce film, il est ouf", alors je vous le dis "tain, allez voir ce film, il est ouf".